
Au hasard de mes recherches sur le thème de la charité, j'ai retrouvé celui qui est peut-être le premier responsable du sacro-saint "bouclier fiscal" : Saint Martin !
Son histoire le décrit comme soldat hongrois (ça ne s'invente pas !), gradé de l'armée romaine. Un soir d’hiver 338 à Amiens, il partage son manteau avec un mendiant transi de froid, après l'avoir tranché en deux avec son épée (le manteau, pas le mendiant !).
Malgré la réelle générosité de Martin, c'est cet épisode qui est devenu emblématique de La Charité... à mon grand regret !
Car l'image du "gentil riche" qui donne au "gentil pauvre" la moitié d'un seul de ses biens, représente bien la "charité" mesquine et contre-productive qui m'agace : un pauvre aura-t-il chaud avec une moitié de manteau ? Non, et Saint-Martin non plus d'ailleurs, qui a transformé un mal-couvert en deux mal-couverts.
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De la même manière, notre Président-de-la-République défend son "bouclier fiscal", avec un argument : ne pas donner plus de la moitié de ce qu'on a gagné à la sueur de son front.
A cela je réponds :
- que ceux qui sont susceptibles d'être protégés par le bouclier fiscal, ont rarement gagné leur argent à la sueur de leur front (ou alors ils sont très bien payés de l'heure !). Ils ont surtout gagné leurs revenus par la rente, c'est-à-dire en dormant.
- que le partage en deux, c'est bien sympathique... quand on est deux, comme Saint Martin et le mendiant ! Mais qu'actuellement, les "pauvres" sont bien plus nombreux que les "riches".
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Actuellement, je suis favorable à la suppression du bouclier fiscal... mais aussi de "l'impôt sur la fortune". Marre des mesures fiscales complexes, qui se télescopent ! Alors pourquoi pas un simple impôt sur le revenu, basé sur la proportionnalité des richesses ?
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Illustration : ANONYME hongrois - Saint Martin et le mendiant (v. 1490)
En savoir plus : Martin de Tours sur Wikipedia et sur le site du centre culturel européen.
Illustration : ANONYME hongrois - Saint Martin et le mendiant (v. 1490)
En savoir plus : Martin de Tours sur Wikipedia et sur le site du centre culturel européen.