samedi 6 novembre 2010

J'en ai fini...

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A l’heure où ma petite famille est sur le point d’exploser, à l’heure où ma santé tarde à s’améliorer, je prépare déjà mon rebond. Mais je ne rebondirai pas dans le sens où j’ai été lancé…

J’en ai fini avec le militantisme électoral, depuis que j’ai compris la faiblesse du pouvoir et des compétences réelles des élus.
Les gens continuent de se passionner pour certaines élections, notamment municipales et présidentielles. Mais quel pouvoir reste-t-il à un maire, ou même à un Président de la République, dans un espace mondialisé et réal-politiquisé ?
Le Chef d’un exécutif a bien un petit pouvoir politique. Mais concrètement, ses décisions sont mises en œuvres par les services administratifs et techniques. Quant aux élus, ils sont surtout chargés de parader d’inaugurations en inaugurations, pour assurer le service-après-vente.
Cette réalité est criante quand on voit les marionnettes qui nous servent de ministres, qui rabâchent des discours écrits par d’autres, alors qu’on est au plus haut niveau de l’état. Forcément, ce théâtre d'ombres existe aussi à des échelons inférieurs, dans les baronnies locales.

J’en ai fini avec le féminisme, quand il dérive vers un machisme à l’envers. Pourtant ça a été ma première motivation pour militer : l’injustice subie par la moitié de la planète !
Mais le piège de l’égalité entre homme et femmes, c’est le droit pour les femmes d’assujettir les hommes, aussi bien que les hommes sont capables de les assujettir. Et à ce petit jeu, tout le monde sort perdant…
Si j’osais le sarcasme, je dirais qu’une vie de couple "moderne", ça peut finir de manière "moderne" : famille divorcée, monoparentale, recomposée, etc… Les enseignants savent bien quels types d'enfants ça donne, mais chut... il ne faut pas le dire, ça remettrait en cause certains principes féministes ! Pardon Olympe et CC si je vous fais penser à Eric Zemmour, mais c’est la marque de l'amertume et de la désillusion !.

J’en ai fini avec la mise entre parenthèses de mes passions (le dessin, la peinture), inhibées par la vie familiale, avec ses bonheurs (qui tuent l’inspiration) et ses impératifs (qui rendent coupable le "temps perdu" à passer du bon temps égoïstement).
La période actuelle, troublée et tourmentée, m’aura au moins permis de bouillonner d’idées de dessins, BD, peintures, sculptures… Je les publierai prochainement, sur un autre blog qui est en construction.
Symboliquement, j’étais dans la position du "pendu" et je suis impatient de passer à la carte suivante : "la mort" (de mon ancienne vie).

Mais je n’en ai pas fini avec ce blog. Il évoluera, peut-être pour traiter davantage de sujets de société que de sujets politiques. On verra… La période transitoire entre "le pendu" et "la mort" n’est pas terminée !
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Commentaires sur les illustrations :
Le Pendu (arcane XII), c’est celui qui se sacrifie pour un idéal. Il est prêt à accepter d’importantes remises personnelles si cela peut le conduire à l’aboutissement d’une situation qu’il désire profondément.
La Mort (arcane XIII), représente le coup de balai dans le passé, pour privilégier le travail sur l'identité et le développement personnel.
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PS : merci à Gaël, Nicolas, Homer, Captain Haka, Gwendal et Ane Vert, pour vos récents commentaires. Avec des copains comme vous, je ne peux pas sombrer bien longtemps dans l'inactivité bloguesque !

17 commentaires:

Gaël a dit…

on te suivra toujours avec intérêt

El Camino a dit…

J'ai vécu cela, on rebondit toujours, ça met du temps mais on s'en sort!
Bon courage!

captainhaka a dit…

RAAAAHHAAAAAAAA!!!!! Un Billet !!!!

On attend le prochain , prend tout ton temps :)

Thierry D. a dit…

A tous,
Vous êtes vraiment trop sympas, ça fait chaud au coeur (je souris jusqu'aux oreilles) !

Nicolas a dit…

Ouais. Au boulot !

Thierry D. a dit…

A vos ordres Chef-Wikio !
Au passage, je viens de me rendre compte que tu m'as tagué... Je m'y mets aussi vite que possible pour rattraper mon retard !

Homer a dit…

toujours potes :-)

Gwendal a dit…

Tourner la page, changer de rythme, de vie même... Voilà qui est bel et bon selon mon sens et mon vécu.
La politique c'est important, les idées aussi. Mais que pèse tout cela face au bonheur ?

C'est ça qui est important, réellement important : Le bonheur.

Alors si tu dois muter ou même migrer, mute et migre selon ton cœur. Nous, on sera derrière pour te regarder faire.

Thierry D. a dit…

Homer, Gwendal et les autres,

hier j'ai participé à un café-philo sur le thème d'"internet", où des gens ont dénigré l'amitié "virtuelle" et "superficielle", car "on ferait mieux d'aller voir le petit vieux qui est notre voisin".

Merci de contredire ces pisse-froid, en montrant que la fidélité existe aussi bien par internet, que par le téléphone ou la relation directe !

olympe a dit…

je suis plutôt contente si cette évolution est positive pour toi.

sinon c'est vrai que je trouve injuste de mettre tous les problèmes des élèves sur le dos des femmes et du féminisme. tu préférais quand les femmes restaient à la maison pour s'occuper des enfants et ne pouvaient pas divorcer même si elles le voulaient parceque non indépendantes financièrement ?
Moi pas

Thierry D. a dit…

Olympe,
j'ai écrit que je ne rejette que le féminisme quand il dérive vers un "machisme à l'envers".
Et je sais que beaucoup de couples fonctionnent très bien (et longuement) de manière "égalitaire", pour le bonheur de toute la famille.
Mais quand je vois mes parents, qui fonctionnent sur "l'ancien" modèle et qui s'aiment toujours passionnément, je me dis que l'important n'est pas l'égalité mais plutôt l'équilibre. Et je crois qu'on peut aussi trouver un équilibre par une complémentarité non égalitaire, à condition qu'elle soit consentie par chacun (avec un partage des rôles équitable).
Personnellement, j'ai vécu l'égalité, mais sans trouver l'équilibre qui fait durer le couple.
C'est un gros sujet, on pourrait en faire un billet entier (voire même un blog, n'est-ce-pas Olympe ?).

Thierry D. a dit…

Olympe,
Relis-moi bien : je ne mets pas tous les problèmes des élèves sur le dos du féminisme.
Mais je sais que certains élèves sont difficiles parce qu'ils sont issus d'une famille monoparentale.
Personnellement, j'ai appris à repérer les garçons élevés par leur mère seule : ils refusent absolument d'obéir aux "consignes" donnés par leurs enseignants masculins !
C'est déjà difficile d'élever un adolescent, même à deux. Alors tout(e) seul(e)...

Axel a dit…

Heu... juste un mot d'une maman solitaire : mon fils n'accepte que l'autorité masculine au collège...

Ink a dit…

Je suis passée par l'étape du "changement de vie", moi aussi...Mais attention à ne pas mettre tout sur le dos de l'émancipation féministe. Et les familles recomposées ne posent pas nécessairement problème. Plein d'ondes positives pour ta nouvelle vie!

Thierry D. a dit…

Axel,
Je suis content que ton fils accepte l'autorité. Je crois que c'est la preuve que tu as réussi à être autoritaire, quand il le fallait... Et je sais que ce n'est pas toujours facile d'endosser le rôle du (de la) "méchant(e)" !.

Ink,
comme dans mon 2e commentaire du 8 novembre, je rappelle que je ne charge pas le féminisme de tous les maux... seulement de certains et seulement avec certaines personnes.
Et comme dans mon 1er commentaire du 8 novembre, je suis d'accord pour constater que la famille recomposée peut très bien fonctionner !

J'ai bien peur d'avoir vexé des féministes (dont je fais toujours partie !). Il faudra que je clarifie ma position actuelle... c'est un sujet sensible, dont les idées sont facilement caricaturables !

Thierry D. a dit…

PS :
Aux féministes "susceptibles",

relisez moi jusqu'à la fin de la phrase :
"J'en ai fini avec le féminisme, quand il dérive vers un machisme à l'envers".

Je reste partisan d'une égalité homme-femme. Une égalité... pas un renversement de la situation !

Ink a dit…

Nous sommes d'accord, alors!