dimanche 4 avril 2010

Déchets "ultimes" : incinération ou enfouissement ?

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HA SHULTS - Trash people
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Jeudi et vendredi dernier, j’ai eu la chance de visiter plusieurs centres de traitement des déchets :
- un centre de recyclage (valorisation matière)
- un centre d’incinération (valorisation énergétique)
- un centre de "stockage de déchets non dangereux" (enfouissement) et de méthanisation (valorisation organique).
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Je sais que les écologistes ne jurent que par le recyclage et la méthanisation (production de biogaz). Mais seuls l’incinération et l’enfouissement peuvent nous débarrasser des déchets "ultimes" (non recyclables et non organiques).
Ces deux procédés ont la réputation d’être polluants et dangereux. Ca a sûrement été le cas, surtout avant certaines mises aux normes environnementales européennes ! Car je dois reconnaître que j’ai été impressionné par la haute technicité des sites que j’ai visités…
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Incinérateurs et déchets en attente (photo : moi)
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J’ai été (un peu) rassuré sur le procédé d’incinération, qui ne concerne pas les déchets les plus toxiques et dont les fumées acides sont neutralisées chimiquement. Mais des risques sanitaires persistent et il reste déconseillé d’habiter à proximité d’un incinérateur.
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Tassement des déchets avant fermeture de la fosse (photo : moi)
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J’ai aussi été (un peu) rassuré par le procédé d’enfouissement, puisque l’immense fosse est imperméabilisée par plusieurs couches de protection. Quant aux jus pollués (les lixiviats), ils sont récupérés avant d’être épurés. Mais ça fait quand même des sacrées buttes, qui se remplissent assez vite !
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Vue d'ensemble de la fosse pleine (photo : moi)
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Même si les avancées technologiques et les normes environnementales ont progressé, je n'ai pas été totalement rassuré, face à l'importance du volume de nos déchets non recyclables (environ 1 kg par jour et par personne !). Car cela occasionne des pollutions inévitables et n'est pas compatible avec une gestion raisonnée de nos ressources naturelles.
Je crois que la seule solution, pour un développement durable, reste de réduire nos déchets non organiques et non recyclables, notamment tous les "plastiques" : pots de yaourts, films d’emballage, jouets, etc…
Cela n’est possible qu’en évitant d’acheter ces produits et de privilégier les objets en bois, les emballages en papier ou carton, les récipients en verre, en métal, en "plastique recyclable" ou de type "brique".
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En savoir plus sur les incinérateurs de déchets (wikipédia)
En savoir plus sur l’enfouissement des déchets (
Vedura)
En savoir plus sur la méthanisation (ADEME)

3 commentaires:

Ane-Vert a dit…

En dehors de la bêtise (sauf celles de Cambrai qui sont un cas à part) qui est universelle, il faut bien avouer que le "packaging", les "blisters" et la logistique ont un rang mérité dans la longue liste des plaies de l'époque.
Ne pas oublier de faire pression sur les commerçants et les producteurs pour des emballages papier-carton.
J'ai très souvent besoin de clous, de vis, de boulons. Si vous connaissez une droguerie où on peut encore les acheter au poids dans le nord de l'Aisne, faites moi signe.

Romain P. a dit…

Billet très intéressant, merci

Thierry D. a dit…

@Ane-Vert,
Je crois que l'inflation de "blisters" est liée à des précautions sanitaires (en tout cas pour l'alimentation). On ne peut visiblement pas sauver sa santé et sauver la planète en même temps !
Quant à la quincaillerie en vrac, j'en ai vu mais je ne me rappelle plus où... Je vais rechercher !

@Romain,
Merci à toi.
A l'occasion, il faudra que je fasse aussi un billet sur les déchets recyclables. J'ai découvert, lors de ce stage-pour-profs, qu'il y a encore beaucoup de fausses idées et de confusions... notamment à cause du manque d'harmonisation entre les zones de ramassage.