Affichage des articles dont le libellé est video. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est video. Afficher tous les articles

mardi 15 juin 2010

Cours de "langue de bois", par Franck Lepage

.

Ferdinand HODLER - L'orateur (1912) - Berlin
.
A l'attention des nouveaux et futurs élus, mais aussi des citoyens vigilants...
.
Voici un extrait d'un spectacle de Franck Lepage, l'un des six membres de la coopérative d'éducation populaire "Le Pavé". Il s'agit d'un cours sur l'art de manier la langue de bois, c'est-à-dire : prononcer des discours pour ne rien dire... mais sans en avoir l'air !
.
Ca dure 5 min 30 s, avec une démonstration improvisée et éblouissante, à partir de la 2e minute !
.
Bientôt, j'évoquerai à nouveau ce militant-humoriste génial... parce qu'il le vaut bien !
.

mardi 1 juin 2010

Des liens et des vidéos fascinantes

.

Max ERNST - Il ne faut pas voir la réalite telle que je suis (1923)

Voici de la vraie télé-réalité...

D'abord BP qui retransmet, en direct et en continu, les images de la fuite de pétrole du riser (grâce à une webcam). Ca c'est de la transparence et de la responsabilité assumée ! Mais c'est drôle, ça ne me rassure pas... peut-être parce que cette "communication de la contrition", en forme de feuilleton à rebondissement, détournerait l'attention vers la vraie question : qui et quoi, précisément, est responsable ?

Et hop ! Des liens vers un communiqué de presse de BP et vers la vidéo de la fuite.

Ensuite, la dernière campagne pour le Samu social : un film en ligne qui dure 24 heures et qui déroule en temps (quasi) réel la vie de SDF à Paris, en caméra subjective.

Techniquement, on a confié pendant 24 heures à quatre sans-abri, des lunettes équipées de mini-caméras. Résultat : des images brutes qui montrent une journée sans fin, entre errance et stratégie de survie (plus d'explication sur Télérama).

Quand vous allez voir le film, ça commence automatiquement à l'heure où vous le visionnez. Ca donne l'impression de voir vivre le SDF, en direct. Au début, on s'ennuie ferme tellement il ne se passe rien... et puis quelques minutes ou quelques heures plus tard, on y retourne, pour voir ce qu'il devient...

PS :

Voici les liens entrants sur mon blog depuis deux mois (relevé de Wikio Labs). Merci à vous tous... pas tellement pour le classement Wikio, mais pour la double satisfaction d'être lu et cité par d'aussi bons blogueurs !

vendredi 23 avril 2010

Crise de misanthropie

.
C’est l’actualité récente qui m’a rappelé ce film, le plus bouleversant et éprouvant que j’aie vu… mais que je ne peux m’empêcher de le revoir, à chaque diffusion.
Le problème, c’est qu’il me déclenche toujours une crise de misanthropie, que je soigne habituellement en écoutant du Mozart à haute dose, pendant quelques jours.
.
Ca se passe dans une gare.
« Elephant Man » cache son visage et son corps sous ses vêtements. Dans la foule, il passe presque inaperçu… Mais des gamins malicieux commencent à le harceler : « Hé ! Monsieur ! Pourquoi vous avez une grosse tête ? Pourquoi vous avez une grosse tête ? Pourquoi vous répondez pas ? Monsieur ? »
Dans l’affolement, « Elephant Man » commet une faute, en bousculant accidentellement une fillette. C’est là que tout le monde le remarque et que ça s’emballe : « Attrapez-le ! Attrapez-le ! Attrapez-le ! »
On finit par lui arracher son masque et la curée se termine par le cri déchirant « I am not an elephant ! I am not an animal ! I am a human being ! I am… a man ! » (Je ne suis pas un éléphant ! Je ne suis pas un animal ! Je suis un être humain ! Je suis… un homme !).
.
Clic dans le coin (bas-droite) de l'écran (4 flêches) pour visionner en "plein écran"...
.

.
Pour finir, voici une musique de la bande originale. Elle s’harmonise très bien avec le film, puisque c’est le morceau le plus bouleversant que j’ai jamais entendu (avec le silence-qui-tue à 6’25") : l’adagio pour cordes de Samuel Barber (20e siècle).
.
.
Et voilà ! Si je vous ai mis le moral à zéro, changez-vous les idées en prenant l'air avec vos gosses ! Ca sera l'occasion de faire de la gelée de pissenlit, par exemple ?!

jeudi 22 avril 2010

La dématérialisation des données

.
(Cet article a été inspiré par une discussion avec Emmanuel, qui s'inquiétait d'une éventuelle défaillance de son blog, avec perte de certains messages)
.
Depuis l'invention de l'écriture, l'information a pu être matérialisée par un document physique, qu'il soit sur pierre, parchemin, papier ou autre. L'ère numérique a bouleversé cela : nos documents sont maintenant dématérialisés en fichiers électroniques.
.
L'avantage, c'est la facilité à les reproduire, à les modifier et à les transmettre. C'est vite dit, mais c'est énooorme !
.
L'inconvénient, c'est le stockage ! Car la durée de vie d'un support de stockage (CD, DVD, disque dur, ...) est limitée, de quelques années à quelques dizaines d'années ; et il n'est pas dit que ce support, même en bon état, puisse encore être lu avec les "lecteurs" du futur !
Ca explique l'inquiétude d'un "Directeur d'Archives Municipales", qui m'avait confié que l'archivage de parchemins du 15e siècle, posait moins de problèmes que l'archivage des données numériques actuelles !
.
Alors on n'a pas le choix : il faut sauvegarder et protéger ses données.
Parmi les différentes solutions, la plus fiable reste le stockage sur le "serveur" d'un "hébergeur", c'est-à-dire sur un site ou un blog. Mais ça peut obliger à payer un abonnement et ça ne garantit pas la confidentialité de vos données.
.
Par exemple, ce blog est hébergé par Blogger (filiale de Google). D'après le Centre d'Aide Blogger, je peux créer un nombre illimité de messages (!). Par contre, mon "compte Google" me limite à 1 giga-octet de photos et vidéos, soit l'équivalent de 500 ou 1000 photos numériques... à moins que je ne paye le droit d'augmenter ma capacité de stockage d'images !
.
Je reste cependant perplexe sur la notion de stockage illimité : l'infini serait-il donc possible dans le monde réel ? C'est autant crédible que inexorable augmentation de la croissance économique !
Quand on sait la pollution engendrée par la seule utilisation d'internet, cela signifie-t-il qu'on peut polluer jusqu'à l'infini ?
Il va falloir qu'on m'explique... et qu'on pardonne mes contradictions d'internaute régulier, qui utilise les hébergeurs de Google !
.
.
On avance, on avance, on avance
C'est une évidence
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens
On avance.
On avance, on avance, on avance
Tu vois pas tout ce qu'on dépense
On avance.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense
Il faut qu'on avance.

jeudi 25 mars 2010

Militer ou éduquer ?

.

Pablo PICASSO - Les deux frères (1906) - Gouache - Musée Picasso (Paris)
.
La semaine dernière, un "mot" de la maîtresse dans le cahier de Mathieu... et un autre, dans le cahier de Sébastien ! Ce dernier mois, mes enfants ont chahuté au-delà du tolérable.
.
Pourtant ils sont plutôt chouettes habituellement : très bon résultats et grande confiance en soi (qui dérive parfois vers l'arrogance)... Des gosses de prof, quoi !
.
Pendant la campagne électorale, ont-ils été perturbés par les absences de leur mère/candidate ? Ai-je négligé mon travail d'éducation, dans une période où j'étais surtout impliqué dans le maternage ?
.
Cette petite contrariété sera vite résolue... Mais ça m'a fait comprendre pourquoi certaines femmes peinent à entrer en politique, même si la parité a fragilisé le "plafond de verre" : les mères ont souvent en charge le maternage et l'éducation (devoirs d'école, etc) ; si en plus elles travaillent, quel temps leur reste-t-il pour participer activement à une campagne électorale ?
.
Risques de dégats éducatifs sur les enfants, risques de dégâts sentimentaux dans le couple, risques de dégâts moraux face à la violence des campagnes électorales... et tout ça, sans certitude de victoire ! Voilà beaucoup de raisons de culpabiliser et dissuader les mères d'avoir des ambitions politiques !
.
J'encouragerai toutes les femmes qui veulent s'engager, surtout si elles ont la chance d'avoir un mari enseignant et féministe (hum...), qui a le temps libre, la bonne volonté et la compétence (hum, hum...) pour gérer les gosses.
.
Pour ma part, même si je ne suis pas une femme, j'ai mes priorités : les enfants d'abord, parce qu'ils sont en construction et qu'ils sont notre avenir ; le couple ensuite, parce que l'amour est le moteur de ma vie ; le militantisme, le boulot et les loisirs enfin, parce qu'ils m'apportent une "respiration" intellectuelle, sans laquelle j'étoufferai.

Alister - Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?

lundi 22 mars 2010

Ma conseillère régionale bien-aimée

.

Statuette antique - Niké (déesse de la Victoire) - Terre cuite - Musée du Louvre
.
Claudine était déjà l’élue de mon cœur… à présent, elle est aussi élue au Conseil Régional de Picardie.
On m’a dit que j’avais été trop discret pendant la campagne, alors que j’aurais pu être en première ligne dans cette bataille, en tant que secrétaire de la section socialiste de Guise.
Alors je coupe court aux inquiétudes : je n’avais pas désapprouvé la candidature de Claudine et nous ne sommes pas sur le point de nous séparer. En clair : nous ne reproduisons pas le schéma Royal-Hollande !
.
Mais je n’avais pas oublié sur quel engagement j’ai été élu Secrétaire de Section en 2008 : faire de la section de Guise un lieu de débats et de rénovation du PS, plutôt qu’une réserve de colleurs d’affiches (je ne critique pas les colleurs d’affiches, mais ceux qui cantonnent les militants à ce seul rôle).
A l'époque je n’imaginais pas que Claudine aurait bientôt une opportunité électorale, même si c’est un juste retour des choses : dans notre couple, c’est elle la socialiste historique (depuis 1994) et non pas moi, l’ex-"militant à 20 balles" !
.
Quand elle a été candidate, j'ai fait en sorte qu’on ne puisse pas dire que "ma" section avait servi de tremplin à "ma" femme.
Au contraire, je crois que si elle n'était pas mariée à un affreux ségoléniste, elle aurait encore augmenté ses chances de victoire. D'ailleurs, j'aimerais qu’on ne fasse pas de confusion entre nous car dans notre couple, chacun a sa liberté de parole !
.
Cette liberté ne me rend pas indifférent : même si je n’ai pas instrumentalisé la section de Guise, j’ai vraiment soutenu Claudine activement et quotidiennement, en la conseillant, en la rassurant et en m'occupant de nos enfants pendant ses absences !
Quant au collage et au tractage, elle a pu compter sur quelques camarades et amis fidèles, que je remercie au passage, très chaleureusement.
.
Ce fut une campagne longue et éprouvante. Je suis fier de mon épouse, que je félicite amoureusement pour cette belle victoire.
Et pour changer de la célèbre citation de Nietzche "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", je conclus avec celle de Gandhi : "D'abord, ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent et enfin vous gagnez".
.